Le monde des sentiments dans l’Opus Dei

From Opus Dei info

Un sujet important dans l’Opus Dei est celui des sentiments .

Comment les fidèles de l’Opus Dei se comportent entre eux et avec le reste de l’"humanité" et comment ce type de relation est essentiel pour comprendre ce qui est mauvais dans cette institution

L’Opus Dei a toujours dit être une famille. Que les liens entre ses membres sont familiaux. On parle de frères, de Père, avec majuscule. On parle de fraternité, de liens qui unissent plus que ceux du sang, mais en évitant les familiarités.

Entre les types de famille que l’Opus Dei pourraient avoir choisies ce n’est pas la relation de Lazare avec ses soeurs, qui se préoccupent les uns des autres, et en plus de leur relation familiale s’aiment. . La relation entre les membres de l’Opus Dei tient plus de la relation du "bon"frère de la parabole du "fils prodigue" . Il s’attriste du retour et du bon accueil que lui fait son père . Le père oublie ce qu’il a fait de mal et ne regarde que la démonstration de son affection.

A chaque fois, toujours plus jeunes, on apprend aux numéraires et agrégés, à ne pas avoir d’amitiés particulières, à manipuler l’amitié, à s’éloigner de sa propre famille, à ne pas s’attacher aux personnes qui les entourent (y compris les autres fidèles de l’Opus Dei). On exige qu’ils surveillent leur coeur pour ne pas tomber amoureux car ils doivent rester des célibataires tout le long de leur vie. Cela se fait dès l’entrée dans l’Opus Dei , généralement à un âge précoce, quand les coeurs et les corps sont en croissance, quand les émotions, les sentiments, les affections sont très manipulable à un moment ou tout se forme. Tout ceci n’est pas le fait du hasard mais parfaitement étudié et focalisé vers l’efficacité.

Je me souviens avoir vu le film ? "The Island" ?, J’ai fortement observé le fait que les auteurs de ces clones essayaient de les construire sans sentiments, mais que les corps rejetaient les greffes d’organes .

L’étape suivante intégrait des sentiments mais en les bloquant curieusement à un stade d’adolescents de 14 - 15 ans . un âge plus manipulable . Cela semble être la stratégie de l’Opus Dei.

Il en résulte des personnes immatures, incertaines, inconscientes par ignorance, sans sentiment, ... avec un bonheur infantile qui considère presque tout comme un jeu, que la seule fin qu’ils connaissent et à laquelle ils soumettent toutes leurs affections, sentiments et émotions est l’Opus Dei.

Ils sont incapables de distinguer si les moyens employés font du mal à d’autres personnes, qu’ils soient ou non de la Prélature. Ils ne conviennent pas qu’il existe d’autres personnes qui ressentent, qui ont des émotions ; ils en sont incapables car ils ne connaissent pas ces sentiments . Eux-mêmes ne les ont pas. Ils ne pensent donc pas que les mêmes comportements, les mêmes injustices qu’ils commettent avec d’autres au nom de l’institution, seront ceux que l’institution aura avec eux dans des situations semblables.

Non, les personnes, et les jeunes qui connaissent l’Opus Dei ne finissent pas tous par en faire partie. De la même façon, toutes les personnes de l’Opus Dei n’y restent pas comme l’Opus Dei le prétend.

Il y a des gens qui continuent à avoir toutes leurs capacités émotionnelles en étant numéraire ou agrégé, ce sont des personnes qui vivent mal l’Opus Dei et qui finissent par en sortir pour ce motif. Il y en a une autre part pour lesquels cette exigence de coeur qui ne doit s’attacher à à rien et à personne trouve un écho ,ce sont eux qui suivent l’Opus Dei et sont heureux d’y être. Ce sont ceux qui construisent les directives, ceux qui forment les "nouveaux" et ceux qui ne connaissent pas une autre façon de faire les choses. On ne peut pas leur demander d’être ce qu’ils n’ont pas.

En parlant des raisons de la situation actuelle de l’Opus Dei sans beaucoup de nouveaux entrants , mais beaucoup de gens en s’allant, sans avenir , une ancienne numéraire me disait : Là où il n’y a ni charité, ni amour, il n’y a pas Dieu. Dans l’Opus Dei il n’y a pas de charité, il n’y a pas d’amour, il n’y a pas Dieu. Si l’Opus Dei ne change pas, elle disparaîtra et cela en sera la cause .

Le problème est que les personnes qui sont actuellement dans l’Opus Dei sont dans l’impossibilité de la faire changer. Ils sont incapables d’aimer, incapables d’être justes avec les autres, et ne distinguent pas ce qui est moral de ce qui ne l’est pas.

C’est avec cette image que nous devons analyser la façon d’agir des numeraires et des agrégés. Quand on parle ici de ne pas comprendre comment on cesse d’être ami pour rentrer dans l’Oeuvre. Comment on utilise une amitié ou parenté pour faire venir les gens aux moyens de formation et comment on instrumentalise l’amitié nous devons avoir clair à l’esprit que ce n’est pas l’Opus Dei qui le demande mais c’est le numéraire lui-même qui agit ainsi ; il n’y a personne au nom de l’institution qui lui demande d’agir ainsi, ils l’ont formé de telle sorte qu’il s’approprie cette façon d’agir. Et comme il en est ainsi, il ne distingue rien entre vie Opus ou vie professionnelle et agit avec la même froideur, utilisant les contacts professionnels ou sociaux aux bénéfices de l’institution.

Évidemment quand une de ces personnes quitte l’Opus Dei il pense généralement que ce n’est pas en raison du manque de sentiments de l’Opus Dei, mais pour des raisons personnelles ou dans le meilleur des cas à cause d’une évolution mentale pour laquelle les explications de l’institution ne suffisent pas.

Après, hors de l’organisation, ils se rendent compte que les gens n’agissent pas comme eux. Ils essayent de reprendre contact avec leurs amis, leurs parents , leur famille, avec leurs usages et se confrontent avec la réalité. La vie ne tourne pas autour d’eux. Ils sont incapables de ressentir quelque chose pour une autre personne. Les habitudes internes disparaissent vite, mais pas cette carence émotionnelle. Il est curieux de voir comment ces personnes qui ont passé plus de 20 années dans l’Opus Dei sont incapables de resentir un sentiment pour un proche ou de tomber amoureux . Ils s’attachent aux affaires ou à un chien.

Ces personnes doivent reconnaître que c’est un problème grave . Ils doivent comprendre les conséquences de leur passage dans l’Opus Dei et essayer de le résoudre.

Savoir se préoccuper des personnes de leur entourage, ne pas les utiliser . Penser que c’est eux qui ont un problème et non le reste de l’humanité. Galilée avait raison et le reste de ses contemporains se trompait, c’est sûr, mais c’était particulier. Quand quelqu’un verra qu’il a des problèmes avec sa famille, avec ses compagnons de travail, avec son conjoint il devra comprendre que c’est lui et non le reste de l’univers qui en est la cause.

Une solution ? Un numéraire, un agrégé peut-il ressentir quelque chose pour quelqu’un, être capable de penser aux autres pour eux mêmes ? Je crois que oui. mais c’est un vrai travail sur soi même, il s’agit d’une déprogramation en bonne et due forme qui requiert l’aide de professionnels experts en la matière. Il faudra les chercher.

Sonsoles



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